L’arrondissement de Brest est organisé et administré par Joseph Garion, alias Somme-Py. Né à Brest en 1889, vétéran de la première guerre mondiale, il est avoué à Brest. Mobilisé en 39 il manœuvre habilement pour éviter d’être fait prisonnier à la débâcle et se rend en zone libre où il sera démobilisé en Octobre 1941. Il entre en résistance dès la fin de même année. Organisateur inlassable de la résistance à Brest, il échappe de peu à la vague d’arrestation qui secoue la résistance en 1944. Contraint de prendre le maquis, il sera redéployé aux environs de Chateaulin par l’état-major FFI de Bretagne. Les combats de Brest étant sous contrôle des américains.

Joseph GARION

Pour épauler Garion, on divise l’arrondissement de Brest en deux zones; L’agglomération de Brest et la zone rurale. La première revient à Edouard Riban, alias Capitaine Lelièvre. Tout comme Garion, Riban est né à Brest en 1889, vétéran de la première guerre mondiale. Il sera très actifs et subira de nombreuses arrestations mais sera relâché à chaque fois. Il est remplacé après sa dernière disparition alors que beaucoup de résistants du secteur sont arrêtés fin mai début juin 1944.

Edouard RIBAN

Il est remplacé par Jacques Pouille, alias Le Dab. Né en 1896 à Paris, agent technique de la Marine, il intègre le réseau Défense de la France fin 1943. Il tente d’organiser le sous-arrondissement mais l’évacuation massive de Brest juste avant et pendant le siège, ainsi que les ordres des FFI de ne pas mener le combat à l’interieur même de la ville fait qu’il rejoint Landerneau. N’ayant plus d’unités car ces dernières sont disséminés dans la campagne, on lui confie le commandement d’une compagnie et devient l’adjoint du chef de Bataillon de Landerneau. Il participera aux combats dans les secteurs Landerneau, Plougastel-Daoulas et sera finalement engagé pour la prise de la presqu’île de Crozon.

Jacques POUILLE

Le deuxième sous-arrondissement de Brest est confié à Baptiste Faucher, alias Commandant Louis. Né à St Yrieux en 1889, il sert dans l’Infanterie Coloniale. Il intègre la résistant en 1943 lui aussi dans le réseau Défense de la France. Si les opérations FFI dans Brest sont limités, c’est à l’extérieur de la ville, à la campagne, que le gros des troupes sera engagé. Sous les ordres de Faucher, c’est près de 5 000 FFI (et FTPF rattachés) qui contribuent au nettoyage de tout l’arrondissement. Le gros des forces est envoyé dans la poche du Conquet. En liaison permanente avec les troupes U.S, Faucher manœuvre les FFI du mieux qu’il peut. Après la reddition de la poche du Conquet, il regroupe les troupes pour l’assaut final sur Brest mais les américains ne souhaitent pas d’intervention massive des FFI dans les rues de Brest.

Baptiste FAUCHER